SUNDAI PRESENTS « LET’S GOAT » by P2GOAT

Board Culture Exposure 2024

Après Majorque, Thomas Goutte alias P2GOAT est de retour derrière la lentille pour un nouveau projet tourné entre Paris et Marseille. Toujours accompagné de ses fidèles potos Max Renaud, Dylan Jouanne et Tom Herror, la LET’S GOAT rassemble cette fois bien plus de monde et notamment quelques figures bien connues de la Plaine. On a échangé autour de son nouveau projet dont il nous fait l’honneur de diffuser sur la chaine YT.

Peux te présenter ?

Je m’appelle Thomas Goutte, j’ai 30 ans. Je viens de banlieue parisienne, j’ai aménagé à Paris il y a quatre ou cinq mois de ça. Je fais du skate depuis mes dix  ou onze ans. J’ai commencé sur un skate qu’on n’appellerait pas vraiment un skate sur du sol crusty devant chez moi. Puis petit à petit, un peu comme tout le monde, j’ai commencé à bouger sur Paris pour participer aux events. Et depuis je suis toujours aussi accro.

Comment est venue l’envie de filmer ?

Pendant le premier confinement, j’ai commencé à me dire que j’aimerai bien filmer. J’ai ressenti de la frustration en visionnant des vidéos en boucle sur Free, SOLO, Thrasher et en plus j’avais quelques potos autour de moi qui savent skater et qui méritent d’être mis en lumière un peu plus qu’ils le sont. Le skate reste ingrat donc je me suis dit à mon petit niveau, je peux soit me plaindre soit faire quelque chose. Je me suis donc acheté une caméra pendant le premier confinement. Le premier jour de la sortie du confinement, je me suis fait une entorse en skate donc je me suis reconfiné pendant trois semaines [Rires].

Où as-tu tourné ta vidéo et pendant combien de temps ?

On a filmé entre Paris et Marseille sur une période d’une année en prenant en compte les disponibilités des uns et des autres et les blessures.
On a fait Marseille deux fois. On a fait Marseille parce le TGV te permet de t’y rendre en assez peu de temps. On a des copains qui y vivent. C’est également l’occasion de voir la mer et puis il y a vraiment des spots très cools comme La Plaine qui donne très envie. Marseille dispose d’une belle scène skate.
À chaque fois que j’y suis allé au bout de deux jours, je pouvais plus marcher parce qu’il y a beaucoup de montées et de descentes. Puis quand j’ai voulu faire du gap, les jambes ne suivaient pas. J’ai beaucoup plus filmé que skaté. Sinon on a principalement filmé à Paris et sa banlieue. On avait vraiment des spots en tête et on a pas mal réfléchi à des idées de tricks qu’on avait envie de filmer.

En tant que skateur, je ne roule pas des spots crusty particulièrement spéciaux, qui nécessitent un certain diamètre de roue, une certaine dureté ou un certain engagement… Tu peux aussi parler de cou****. 
J’avais envie avec les potos de réaliser un projet sur lequel entre guillemets j’aurais la main. J’ai ainsi pu choisir pas mal de spots, j’ai même proposé des tricks à certains potos. Et comme je sais qu’ils sont très bons, ils ont été très ouverts aux idées. Je tiens à préciser que j’ai été aidé au niveau du filming, notamment pour filmer mes tricks.

Qu’est-ce qui a déterminé le choix des spots ?

J’ai vraiment choisi des spots qui rendent à l’image. Il y a de très beaux spots à Paris et en banlieue qui sont jolis à filmer. Donc j’avais ce truc-là d’avoir de jolies figures, voir si possible des NBD -bien que je n’aie pas la liste des tricks déjà réalisés- sur des spots élégants si on peut dire. 

Il y un spot que tu as trouvé particulièrement élégant ?

J’ai eu un coup de cœur pour Val de Fontenay, le curb arrondi. C’est un spot que j’ai toujours trouvé joli. Il y a 10-15 ans de ça, il était défoncé. Je me souviens de Lionel Dominioni en switch back smith tout le long. Il y a eu des dingueries sur ce spot, mais il a été un peu oublié avec le temps. Et c’est un grand plaisir de le reskater à chaque fois. Après Paris regorge de beaucoup de spots très beaux, mais il faut arriver avec une bonne idée.

Peux-tu présenter ton crew ?

Le noyau dur comprend mon pote Max Renaud, avec lequel j’ai fait beaucoup de sessions, d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, il dispose d’une part bien cool. Il a été présent du début à la fin. Il y a Tom Herror qui a filmé la quasi-totalité de mes tricks et m’a beaucoup soutenu. Il y a Dylan Jouanne, Tim Neyrauud et Gabriel MappIl. Ensuite, des gars se sont greffés aux sessions. 

Ton pseudo P2GOAT indique que tu filmes avec la P2 de Panasonic. Pourquoi cette caméra en particulier ?

Les vidéos de skate que je regardais pendant le confinement étaient tournées à la P2. Donc j’ai eu envie de retrouver cette même image. J’en ai dégoté une pas trop cher. Autrement, j’adore aussi le grain de la VX1000, mais je dois reconnaitre que c’est une tannée de filmer avec cette cam pour un tas de raisons notamment à cause de la cassette. Mais ce n’est pas dit que je me prenne à changer de caméra. 

La 4K ne t’attire pas ? [Rires]

Je ne suis pas contre. Disons qu’il s’agit plus de moyen qu’autre chose. Parce que l’appareil va coûter cher, mais ensuite, il faut monter avec un ordinateur assez puissant pour pouvoir traiter les images qui en ressortent. C’est un investissement. Et pour le moment filmer à la P2 me convient très bien.  

Est-ce que tu aimerais être filmeur à plein temps ?

J’aimerais en faire mon métier. Le rôle de TM m’attire aussi beaucoup. Recruter des gars, les emmener filmer sur un spot, sont des choses qui me passionnent. Mais il faut d’abord faire ses armes avant de prétendre à cela. J’ai eu 30 ans en février, je sens que mon corps ne répond plus comme avant.

Ça va, c’est jeune 30 ans.

Ce n’est plus la même au niveau des gaps. Donc je pense à l’après. J’adorerai travailler dans le skate et je suis de plus en plus passionné par l’idée de filmer. Donc dans le futur, l’idée de devenir filmeur me plait bien.

Ton appel a été reçu. Si les gens de l’industrie lisent cet interview, n’hésitez pas à le contacter sur Linkedin. [Rires]

Un mot sur la bande son de ta vidéo ?

Ce n’était pas facile. Dans l’idée, il fallait que ça colle aux skateurs alors que tout le monde n’écoute pas les mêmes sons et en même temps, il fallait également une cohérence dans la vidéo. Durant le montage, j’ai eu un moment de réflexion à ce sujet et finalement j’ai tranché en faisant le choix de la cohérence. Les sons sont principalement issus de ma playlist Spotify.

Des projets à venir ?

Je travaille sur une part perso. Et puis on va commencer à bosser sur une part solo avec Max. Début 2024, ces parts-là devraient sortir. Et à plus long terme, j’aimerais créer ma marque de vêtements de skate. C’est un projet qui est dans les fourneaux. Et à plus long terme, j’adorerai, comme je te l’ai déjà dit, bosser dans le skate. 

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